Union locale SUD/Solidaires Aubervilliers

Union des syndicats SUD/Solidaires d'Aubervilliers

Suppressions de postes à l'inspection du travail : tou-te-s concerné-es !

Le 18 mai dernier, une journée de mobilisation était organisée pour dénoncer les suppressions de postes en cours au ministère du travail, et plus particulièrement à l'inspection du travail, à l'appel de l'intersyndicale SUD, CGT, FSU, UNSA, CFDT, CNT et FO.

Des rassemblements ont eu lieu à Bobigny et à Aubervilliers devant les locaux de la DIRECCTE (inspection du travail), des salariés en colères ont envahi les locaux et on exigé de se faire entendre par la ministre du travail, leur direction se cachant derrière des décisions ministérielles pour justifier ses choix.

Quelques explications sur la situation, et ses conséquences pour l'ensemble des salariés du département.

Les effectifs du ministère du travail, tous services confondus, sont en chute libre. Les suppressions d’emploi sont établies par les bilans sociaux depuis 2006, chacune accompagnée de son lot de réorganisations, de perturbations, de dégradation des conditions de travail.

Au niveau national, entre 2009 et 2016, 1843 postes ont été supprimés, soit près de 20% des effectifs. Ce sont les contrôleurs du travail (-23%) et les adjoints (-26%) qui ont payé le plus lourd tribut.

En 2017 ce sont encore 150 postes de moins.

Entre 2008 et 2014, tous les services ont été touchés : ceux de l’emploi (-13%), du SRC (-15%), de l’inspection du travail (-10% de secrétaires et -10% d’agents de contrôle sur le terrain depuis la mise en œuvre des UC), des services d’appui (-10%) ou encore de l’informatique (27%).

En 2017, les suppressions de postes vont peser plus particulièrement sur l’inspection du travail, qui n’a cessé de subir des réformes depuis 2009.

La politique de restriction budgétaire dans la fonction publique et la multiplication des réformes de destruction du Code du travail mettent en danger le service public rendu au Ministère du travail.

Il n’y a pas de magie... avec moins d’agents, c’est forcément moins de service public, moins de contrôle de la réglementation du travail, des salariés moins protégés, moins renseignés, seuls face à leur employeur.

Très concrètement, cela signifie dans le 93 :

  • Au service des renseignements en droit du travail, seulement 8 agents postés sur un site unique pour renseigner les 506 000 travailleurs sur l’ensemble du 93, ainsi que pour contrôler la conformité des accords d’entreprise et les enregistrer.
  • A l’inspection du travail, les effectifs de contrôle (inspecteurs et contrôleurs du travail) ont déjà été réduits de 10% en 2014. Les postes de secrétariat sont laissés vides puis supprimés les uns après les autres.
  • Au sein des services de l’emploi, 9 postes ont été supprimés dans le département depuis 2011 alors que les besoins et les sollicitations sont considérables, que ce soit pour l’insertion des publics en difficulté, la gestion des mesures d’accès à l’emploi,...

Et ce « plan social » continue, en Ile-de-France, la direction du Ministère vient d'annoncer la suppression de 49 postes supplémentaires en 2017, dont 4 pour la Seine-Saint-Denis (soit 8% de l’effectif de contrôle).

Plus d'informations : http://www.sud-travail-affaires-sociales.org/spip.php?article807

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