Union locale SUD/Solidaires Aubervilliers

Union des syndicats SUD/Solidaires d'Aubervilliers

Retrait de la loi sur la sélection en master - Pétition de Solidaires Etudiant-es Paris 8

Solidaires Etudiant-e-s Paris 8 a lancé une pétition contre la sélection en master, le syndicat organise aussi une réunion publique demain mardi 7 à 15h à Paris 8.

Cette question concerne tout le monde que ce soit d'un point de vue sur la manière dont on forme les jeunes, ou que vous ayez directement des enfants qui seront concernés par ces bouleversements. La prochaine étape c'est probablement la licence puis les frais d'inscriptions...

La pétition :
https://www.change.org/p/assembl%C3%A9e-nationale-retrait-de-la-loi-sur-la-s%C3%A9lection-en-master

Début octobre, après des mois de négociations, le Ministère est parvenu à un accord pour une réforme de la sélection pour l'entrée en M1, entre les organisations représentatives des étudiant-e-s (dont l'UNEF et la FAGE), des personnels (sauf CGT, FO et SUD) et des présidences d'universités. Cet accord a été validé au CNESER du 17 Octobre à une très large majorité. Cette réforme légitime la sélection, ouvrant la voie aux propositions portées, notamment par la droite, de sélection en L1 et d'augmentation des frais d'inscription.

Les étudiant-e-s vont être sélectionnées à l'entrée du M1  par des entretiens, dossiers, concours et/ou notes éliminatoires. Cette réforme est en train de passer dans les différentes assemblées législatives et la mise en application est prévue pour l'année prochaine ! Toutes les étudiant-e-s actuellement en licence sont donc concerné-e-s de très près.

Cette réforme légitime et consolide juridiquement le principe de sélection. Alors que la sélection entre M1 et M2 avait été jugé illégale début 2016 par le Conseil d'État et que le gouvernement l'avait, par décret, autorisée pour une liste de masters, cette réforme rend la sélection légale et quasi-systématique (puisque très simple à mettre en place). Elle légalise aussi toutes les pratiques de sélection qui avaient déjà lieu à l'entrée du M1 dans certaines formations. A l'inverse le « droit à la poursuite d'études »  paraît très flou, sans aucune garantie.

Il s'agit d'une réponse « à moindre frais » aux problèmes budgétaires des universités, qui se fait sur le dos des étudiant.e.s.

Cela implique concrètement :

- Un "droit à la poursuite d'études" sans aucune garantie. Le gouvernement promet que chaque étudiant-e s'étant vu-e refusé-e dans toutes les formations auxquelles il/elle candidatait se verra proposer trois choix. Mais il n'existe aucune garantie que ces propositions soient en lien avec sa licence ou ses envies. Une mobilité forcée pourra être imposée aux étudiant-e-s. Cette mobilité n’est pas sans répercussion financière pour des étudiant-e-s qui, pour une part non négligeable d’entre elles/eux, vivent chez leur(s) parent(s).

- Cette réforme va aussi amener les étudiant-es à développer des stratégies de "carrière" dès la licence, à ne pas se permettre de se réorienter, de redoubler, de prendre une année "sabbatique" pour faire d'autres choses ou travailler pour pouvoir continuer à payer ses études, etc. Cela renforce la rhétorique gouvernementale de la "réussite" à l'Université, où un-e étudiant-e est considéré-e comme étant en "échec" dès qu'il/elle décide de changer de formation ou fait une pause dans ses études.

- Une hiérarchisation croissante des masters entre ceux qui sont très prisés, qui sélectionneront leurs étudiant-e-s, et les masters peu prisés, qui se verront attribués des étudiant-e-s refusé-e-s ailleurs.

- Les premiers critères de sélection commencent à être connus dans les différentes universités : avoir une mention en licence, passer des concours ou des tests d'entrée, avoir suivi des cours facultatifs en licence, présenter un projet professionnel (alors même que l'on peut faire des études juste par amour de la discipline étudiée) constituent quelques exemples courants que l'on retrouve dans toutes les universités appliquant la réforme.

L’obtention de la licence, diplôme orienté vers la poursuite d’études, doit entraîner le droit   à un master dans la même mention. Nous refusons de nous soumettre à des arguments élitistes ou gestionnaires : si la qualité de la formation est insuffisante ou dégradée en licence, c’est d’abord parce que les moyens n’y sont pas.

Signer la pétition :
https://www.change.org/p/assembl%C3%A9e-nationale-retrait-de-la-loi-sur-la-s%C3%A9lection-en-master

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